© Carlos Ramirez

Autrice-compositrice, interprète et ethnomusicologue, Alsarah nous vient tout droit de Brooklyn mais c’est à son pays natal, le Soudan, qu’elle puise sa force musicale.

Née à Khartoum, elle fuira le pays en 1989 pour le Yémen avec ses parents, militants pour les droits humains, avant de s’installer aux Etats-Unis.
Elle fonde en 2010, le groupe The Nubatones avec sa sœur, Nahid, choriste, le bassiste Kodjovi Mawuena, l’oudiste et luthier Haig Manoukian (remplacé par Brandon Terzic après sa mort), et le percussionniste Rami El-Aasser.
Un EP et deux albums plus tard (« Silt » en 2014, « Manara » en 2016), elle s’affirme en tant qu’artiste de musique « rétro-pop d’Afrique de l’Est ».

Le projet est né à la suite de conversations avec Rami El Aasser portant sur les chants traditionnels soudanais, le modèle de migration moderne et les échanges culturels entre le Soudan et l’Egypte. Un amour commun pour la richesse des musiques au mode pentatonique, et le partage d’expériences de migration ont étendu la discussion jusqu’à évoquer le joueur de oud Americano-Arménien Haig Manoukian et le bassiste français né et élevé au Togo, Mawuena Kodjovi.

Entre les enregistrements de ses albums, Alsarah travaille également avec le collectif d’artistes soudanais, Refugee Club Productions, sur divers projets parmi lesquels le documentaire « Beats of the Antonov », salué par la critique.

Acclamé.e.s par un public qui varie les âges et les origines, Alsarah & the Nubatones ont prouvé à maintes reprises que l’esprit franchit toutes les barrières culturelles et linguistiques.



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