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Plasticienne, poète, musicienne, performeuse, et on en passe : Félicia Atkinson est une artiste aux multiples facettes. Sa musique, elle aussi, est d’une richesse absolue. Ses œuvres allient l’improvisation, l’écoute profonde, les découpages, la durée, le silence et le bruit, la musique concrète, les espaces poétiques, les déserts, les forêts, l’abstraction et le langage.

Sa palette sonore, elle aussi, est d’une incroyable richesse. Improvisation, écoute profonde, découpages, silence ou bruit… Elle s’inspire de l’histoire de l’électronique, de la musique concrète, des enregistrements de terrain et de l’improvisation. Elle est faite de synthétiseurs, de guitare et de piano, de distorsions abstraites et d’infrabasses. Elle trouve sa source dans la tradition des avant-gardes américaines (Black Mountain College, Fluxus, Beat Generation…), s’aligne aussi sur les trajectoires de figures alliant féminisme, arts plastiques et musique expérimentale comme Kim Gordon, Yoko Ono, Patti Smith.

Son nouveau disque, « The Flower & The Vessel » (juillet 2019), a été composé et enregistré alors qu’elle était enceinte pour la première fois, en tournée. Les onze chansons de l’album couvrent un vaste panorama de textures murmurantes, d’ambiances opaques et de paroles parlées surréalistes, entraînant l’auditeur dans une salle en miroir de mirages séduisants. Félicia Atkinson cite un trio de compositions classiques françaises de son enfance comme influences formatrices de cette collection particulière : « L’enfant et les sortilèges » de Maurice Ravel, « La Mer » de Debussy et les « Gymnopédies » d’Erik Satie.

Félicia Atkinson dirige également, avec Bartolomé Sanson, le label et la maison d’édition Shelter Press.

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