© Sidy Benamar

Issue de la scène indépendante du Caire, Nadah El Shazly défie les genres et les époques.

Nadah El Shazly s’est fait un nom dans la scène undergroup égyptienne avec des reprises de Misfits dans un groupe punk local, d’abord, avant de produire ses propres pistes électroniques. La suite, dès lors, a de quoi surprendre : son premier album, Ahwar (« marécages » en français), paru en 2017, est venu tout droit d’un autre monde et vous hantera longtemps. Un mélange inattendu mais superbe, entre prose arabe, jazz, noise, hip-hop, psychédélisme et électro expérimentale. On y découvre une déclaration audacieuse et puissante et la présence captivante de Nadah El Shazly.

Composé, écrit et produit par Nadah el Shazly en collaboration avec Maurice Louca et Sam Shalabi (The Dwarfs of East Agouza), l’album est né à cheval sur deux continents, entre le Canada et l’Égypte, et inclut des collaborations avec la crème de la scène musicale classique contemporaine et improvisée de Montréal.

Décrire justement l’univers de Nadah El Shazly est pratiquement impossible, mais imaginez les mondes de Nico, Björk et Annette Peacock en langue arabe, influencés par une harmonie acoustique d’avant-jazz et une touche du style moderne du maqâm arabe de Kamilya Jubran.

Plus récemment, Nadah est devenue compositrice en résidence à la Elektronmusikstudion (EMS) de Stockholm et a été présenté dans des festivals locaux et internationaux, notamment au Norbergfestival et au Clandestino Festival en Suède ainsi qu’à l’Institut d’Art Contemporain de Londres (ICA). Elle a également cofondé le duo Shorba avec l’artiste égyptien Mohamed Shafiq, produit un morceau pour le collectif Nassibian Orchestra et composé pour le cinéma et les arts visuels.

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