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« Puissant et déroutant » (Libération)

La musique de Tanya Tagaq ne ressemble à rien que vous ayez déjà entendu. Originaire de l’Arctique, elle est interprète improvisatrice, compositrice d’avant-garde et artiste expérimentale. Au kattajaq (chant de gorge traditionnel inuit, une technique qu’elle a apprise en autodidacte), elle associe aussi bien le jazz que le heavy metal et transgresse allègrement les frontières musicales.

En 2004 déjà, Björk avait compris et l’avait invitée sur son album et sa tournée Medúlla. Depuis il s’en est passé, des choses : en 2014, elle remporte le Polaris Music Prize pour son album « Animism », une œuvre qui a secoué le monde musical au Canada et à l’étranger par la puissance et l’originalité de sa vision. Dans son album suivant, « Retribution » (2016), elle se montre encore plus agressive sur le plan musical et plus percutante dans ses engagements. Récemment, elle a sorti « Split Tooth » (2018) et l’EP « Toothsayer » (2019).

Récemment nommée Membre de l’Ordre du Canada et récipiendaire de deux doctorats honorifiques, elle explose les idées préconçues sur le genre et la culture et aborde les thèmes de l’environnementalisme, de la cause indigène, des droits de la personne et des enjeux de la période post-coloniale.
Tanya Tagaq dé/range et se fait la voix de protestations aussi complexes que véhémentes. Bref, c’était une évidence.



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