Vendredi 11 octobre 2019

© Alethea Arnaquq-Baril

« Du cinéma militant de haute volée. »
(Now Magazine)

Plus qu’une tradition, la chasse au phoque, pratiquée bien au-delà du golfe du Saint-Laurent, est aussi un élément essentiel de la fragile économie inuite. Or, en 1983, le bannissement par l’Union européenne des produits conçus à partir de peaux de blanchons, suite aux pressions des groupes anti-chasse, a eu des conséquences économiques et humaines dramatiques.
Alors que les campagnes-chocs s’opposant à cette chasse ne faiblissent pas, richement soutenues par des groupes de défense des animaux, « Angry Inuk » cerne avec finesse, humour et profondeur tous les enjeux du combat mené aujourd’hui par les militant·es Inuit·es. Une lutte qui se mène notamment sur les réseaux sociaux grâce au hashtag #sealfie, pour que cesse la désinformation et que les droits, la culture et les revenus des Inuit·es soient eux aussi protégés.

Avec ce film, la réalisatrice Alethea Arnaquq-Baril se joint à ses compatriotes militant·es pour remettre en question les perceptions de la communauté internationale et repositionner sa communauté comme un peuple moderne, ayant terriblement besoin d’une économie durable.

Avant et après le film…

Rencontre avec Pascale Visart de Bocarmé, doctorante en anthropologie. Elle évoquera avec nous la place de l’art dans la culture inuite et nous introduira à l’oeuvre d’Alethea Arnaquq-Baril.

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En collaboration avec le festival TempoColor et les Chiroux – Centre culturel de Liège.